On trouvera dans ce blog les publications de Serge Martin et de Serge Ritman avec parfois des indications de commentaires (notes de lecture ou autres). Le nuage des libellés permet de les retrouver toutes selon les critères de genres, d'années, d'éditeurs... Le tout est un chantier permanent : il reste beaucoup à faire quant à l'exhaustivité...
mercredi 25 mai 2016
Recension de Maxime Decout, En toute mauvaise foi
Recension de Maxime Decout, En
toute mauvaise foi Sur un paradoxe littéraire (Minuit,
« Paradoxe », 2015) dans Europe
n° 1044, avril 2016, p. 346-348.
lundi 2 mai 2016
Europe n° 1045 : Ghérasim Luca
Coordination du dossier "Ghérasim Luca", Europe n° 1045, mai 2016.
Voir la couverture : http://www.europe-revue.net/images/G-Luca-UNER.pdf
Voir la présentation : http://www.europe-revue.net/presentation-mai.html
Voir le sommaire : http://www.europe-revue.net/sommaire-mai.html
Voir la préface : http://www.europe-revue.net/page-accueil/page-accueil/G-Luca-PrefaceR.pdf
Voir la couverture : http://www.europe-revue.net/images/G-Luca-UNER.pdf
Voir la présentation : http://www.europe-revue.net/presentation-mai.html
Voir le sommaire : http://www.europe-revue.net/sommaire-mai.html
Voir la préface : http://www.europe-revue.net/page-accueil/page-accueil/G-Luca-PrefaceR.pdf
Ghérasim Luca, sur la corde sans fin ni commencement
"Ghérasim Luca, sur la corde sans fin ni commencement", Europe n° 1045, mai 2016, p. 3-17. Disponible à cette adresse :
http://www.europe-revue.net/page-accueil/page-accueil/G-Luca-PrefaceR.pdf
http://www.europe-revue.net/page-accueil/page-accueil/G-Luca-PrefaceR.pdf
samedi 16 avril 2016
Anthologie sur Terre à ciel
Une anthologie sur le site Terre à ciel animé par Cécile Guivarch :
http://www.terreaciel.net/Serge-Ritman#.VxIx4jbBz0E
http://www.terreaciel.net/Serge-Ritman#.VxIx4jbBz0E
mardi 29 mars 2016
Walter Benjamin, les proverbes et le racontage
Communication dans le cadre du colloque "Walter Benjamin: les métaphores de la critique" (http://celis.univ-bpclermont.fr/spip.php?article782) les 27-28 février 2014 : "Du lierre autour d'un pan de mur : Walter Benjamin, les proverbes et le racontage". En ligne à cette adresse :
http://richmedia.univ-bpclermont.fr/Mediasite/Play/674ab45bf82d423b81e8a9eddfdf68921d
http://richmedia.univ-bpclermont.fr/Mediasite/Play/674ab45bf82d423b81e8a9eddfdf68921d
jeudi 3 mars 2016
Tu pars, je vacille : recension dans "Europe"
Recension par Françoise Delorme de Tu pars, je vacille (Tarabuste, 2015) dans Europe n° 1043, mars 2016, p. 323-324.
lundi 22 février 2016
Tu pars, je vacille : recension dans La Quinzaine littéraire par Sabine Huynh
Sabine Huynh, "Un poème de nous où l'amour peut vivre", La Quinzaine littéraire n° 1145, 16 au 29 février 2016, p. 11-12.
mercredi 10 février 2016
Laurent Mourey (Poézibao) à propos de "Tu pars, je vacille"
mercredi 10 février 2016
(note de lecture) Serge Ritman, "Tu pars, je vacille", par Laurent Mourey
Pour commencer, Tu pars, je vacilledéroule comme un chant infini entre « tu pars » et « je vacille », ce qui donne toute sa valeur à la virgule, amorçant les deux actions : une copule et un silence, la marque d’un départ ou le recommencement d’une allure entre « je » et « tu », une réciprocité entre un départ et un vacillement, une décision et un risque. De « je » à « tu » se dessine toute l’aventure du poème, du poème comme aventure, à entendre comme un epos, je et tu s’inventant l’un par l’autre, se réinventant dans une fuite, une distance et une intimité. On remarquera aussi dans tout le recueil l’impossibilité de toute assignation : « je » et « tu » permutent dans une voix et une parole qui les font s’augmenter l’un avec l’autre. D’où l’importance extrême du verbe dans ce livre qui fait entrer en coalescence parole, action, geste; chaque verbe ouvre à la fois une tension entre beauté et vertige, une relation par la séparation et par la rencontre : « dire tu ouvre les vannes l’abandon à la traversée de te parler devient parler dans ta voix notre entre » (p. 42). Le livre pousse ainsi une « prose en avant », et « volubile », pour reprendre des notions chères à l’auteur. Il pousse une voix surtout qu’il fait rimer à la vie, dans ses lignes, ses paragraphes ou ses vers centrés sur la page, en un poème qui s’interrompt pour mieux se relancer, un poème qui a donc un goût de relance et une sorte d’application au vertige et au mouvement. Cette voix mène et emporte – en une orchestration improvisée ou l’inverse – l’infini d’une vie pleine de paysages maritimes qui sont des paysages prosodiques de la tempête et des vagues, de l’emportement à vivre. D’une vie pleine de désir avec l’autre. Pleine d’intensité et du côté de l’art avec les poèmes, les tableaux, la musique. Et de ce côté la parole qui circule voyage dans sa vie qui est son propre inconnu.
Ce qui fait vie dans la parole est libéré autant qu’enserré dans le poème. C’est le miracle, non au sens religieux parce qu’on n’a pas à y croire, mais au sens d’un émerveillement qui met la vision du côté de la parole vibrante et intensive : le miracle d’une prosodie et d’une syntaxe, d’un phrasé donc, avec quoi « aucune rhétorique tout s’éclaire autrement ligne de regard à regard c’est le corps-langage bas et haut de nos poèmes nous éclairons en pleine foule d’éclair d’œil à éclair d’œil » (p. 53). Ce livre construit la voix et sa parole autrement que les précédents qui marquaient des étapes, une structure tangible par des titres et des parties. Tu pars, je vacille porte le principe de vacillation qui pointait déjà dans les livres précédents jusqu’à en faire une construction résonante qui mériterait qu’on en étudie et en fasse la poétique. Pour le moment la citation en est un opérateur, qui renvoie à un climat de poème, à « nos poèmes » qui invente du collectif dans l’individuel. On le repère dans la citation donnée : « éclair d’œil » - la citation, si elle est porteuse d’altérité, est retour et invention de soi. Des titres, des fragments des livres antérieurs repassent et passent, conjuguant la mémoire au présent : « à l’heure de tes naissances » (p. 27) ; « et le rossignol dort » (p. 35) ; « ma volubilité dans ta retenue » et « ta résonance » (p. 42).
Les citations de soi se conjuguent aux citations d’autrui, sous des signes de voix ou avec des voix qui nous font signe, ce qui est une autre manière de faire signe toujours de vie, de signifier la vie sur le mode de la résonance généralisée. On peut citer les poètes avec lesquels ce livre chemine, qu’il cite et fait résonner en lui : indiquons Mandelstam, Tsvetaïeva, Bachmann, Luca, Celan, Meschonnic… L’écriture répond à la fois à l’existence, à la relation et aux lectures : il s’agit de partir « en mer avec petits / bateaux comme dans nos lectures » (p. 39). Si le poème est exercice d’ « écoute providentielle » (Idem), comme Mandelstam a pu écrire au sujet du lecteur de poésie « interlocuteur providentiel » (Mandelstam cité au seuil du livre), il est aussi la tenue de l’autre en son intimité et en sa prosodie : « tu danses dans mon air me traverses je te porte en voyelles » (p. 81). Voyelles et consonnes, mots et lignes sont emportés dans un phrasé qui longe mais aussi suscite – et donc invente – la vie. Et si celle-ci n’est pas cantonnée au biologique, mais est un souffle particulier, celui d’un rythme en continu, d’un langage qui trace l’esprit, elle n’est plus autre chose qu’un corps en parole et en récitatif : « ton souffle plein d’ailes et d’ils te respire en cheveux et cou et cuisse » (p. 94 – n’y aurait-il pas là des échos d’une chanson de Nougaro, « d’ils et d’elles, d’elles et d’ils » ?) ; et aussi : « et poème se récite conjugué à tous les temps d’une voix renversée grammaire enjambée lexique ramassé c’est levée d’île en île c’est orée d’elle » (p. 95) Une « renverse du souffle » (Paul Celan) ? Oui et il n’y a alors de forme que si forme signifie expérience et renversement, ou pour citer Meschonnic « transformation d’une forme de vie par une forme de langage et d’une forme de langage par une forme de vie ». Ce qui est passionnant (et Luca dit bien de ne pas modérer les passio – passions) est que la parole est toujours changeante ; c’est ce qui fait la pensée, le poème. Le changeant, le mouvant empêchent l’assignation de cette parole en écriture à de l’identitaire, à du genre, à du formel : c’est la relation portée à son continu – « on va en voix inconnue » (p. 110) et au plus fort de son aventure. C’est donc une manière de s’écrire soi dans une écoute du vivant, soi transformé par autrui : dans l’amour – « et c’est renversement tu est clarté » (p. 27) ; dans l’amitié – « ce jour c’est nous comme si La Boétie et Montaigne » (p. 43) ; dans la poésie – « vivre votre forme que seule je / désire dit Pétrarque à l’orée » (p. 44). Alors c’est une éthique qui se dessine, s’invente, en un souffle de souffles, une voix de voix : l’autre devient je, je deviens l’autre. Il y a en somme de l’étreinte dans ce livre qui étreins aussi son lecteur et comme un développement infini des potentialités (du possible et de la force) du mot avec.
Laurent Mourey
Serge Ritman, Tu pars, je vacille, éditions Tarabuste, Saint-Benoît-Du-Sault, 2014.
dimanche 7 février 2016
avec quoi ton silence (quatre notes sur le silence avec toi et Mallarmé)
"avec quoi ton silence (quatre notes sur le silence avec toi et Mallarmé)" dans N47 Revue de poésie n° 29, 15 janvier 2016, p. 84-87.
vendredi 1 janvier 2016
Cécile Guivarch à propos de Tu pars, je vacille
Tu pars, je vacille, Serge Ritman, Tarabuste Éditeur
Ce livre est surprenant. Le lecteur y entre par de multiples points d’entrées. À la fois hommage à l’écriture, aux talents qui ont influencé l’auteur (Ghérasim Luca, Marina Tsvetaïeva, Pasternak, Rilke, Cendrars, Quevedo, Bachelard, Ingeborg Bachmann, Mozart, etc.) à l’amour, au corps, à la vie, à la mort, aux fleurs. Hommage aux lettres, aux voyelles, aux consonnes. Hommage à la voix, aux voix, à la langue, à l’oreille. Hommage à la muse, à l’inspiration, au souffle. Ce livre est dense. 172 pages dans lesquelles, tour à tour, prose et vers se déroulent, s’enroulent, s’emmêlent, embarquent puis lâchent le lecteur dans un concert de mots, d’images magnifiques, une langue inventée. Et ça recommence, ça continue, car la continuité semble être le fil de ce livre. Tout en résonance, sans retenue, le lecteur avance dans ce livre, à petits pas, et puis recule, croit percer un mystère et revient au point de départ. Car le mystère dans ce livre, faut-il chercher à l’élucider ? Ne conviendrait-il pas de se laisser porter par la musique du texte. Le « tu » auquel s’adresse Serge Ritman serait-il tour à tour le poème, l’écriture, la muse ? Les lectures ne sont-elles pas celles qui agrandissent le poème ? Originalité. Gestes lyriques. Mouvement d’écriture. Syntaxe revisitée. Liberté de langue. Langue nouvelle. Roman poème. « Narration emportée dans la voix ». Roman en rimes. Rimes intérieures. Rimes ou musique, tel un concert. Poème qu’on aurait l’impression de relire sans cesse. Quelle aventure d’écriture cela a dû être ! Quelle expérience à vivre, à écrire ? Ce livre est un tourbillon. À découvrir. À méditer. Quelque chose de nouveau se produit là. Quelque chose qui se démarque de notre poésie contemporaine. Une poésie qui se créée. C’est nouveau. C’est unique.
« tu es mouvement je monologue tes tu tous tes poèmes mes imperfections dans tes imparfaits se couchent roulent tes syllabes en bouche et me noient tes belles de nuit avec tout ton jour lumière comme, une blessure aucune je ne veux en ta robe mon cheval emporte sur mon premier baiser tes contes me récitent ta vie ma sœur chevauche dans l’appel de nous lève un poème il serre ton je dans mon tu »
Cécile Guivarch (http://www.terreaciel.net/Hep-Lectures-fraiches-Janvier-2016#.VoaqIjb8Q0Q)
Les autres recensions à cette adresse : http://martin-ritman-biblio.blogspot.fr/2015/05/tu-pars-je-vacille-recensions.html
Les autres recensions à cette adresse : http://martin-ritman-biblio.blogspot.fr/2015/05/tu-pars-je-vacille-recensions.html
samedi 26 décembre 2015
Le lieu, la voix : d'une hésitation cardinale dans Du mouvement et de l'immobilité de Douve
- "Le lieu, la voix : d'une hésitation cardinale dans Du mouvement et de l'immobilité de Douve" dans B. Conort (dir.), Lectures de Bonnefoy Du mouvement et de l'immobilité de Douve, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, p. 153-161.
mardi 1 décembre 2015
samedi 28 novembre 2015
samedi 19 septembre 2015
dimanche 6 septembre 2015
Conférence à Albi le 20 mars 2015 : Ghérasim Luca, gestes du poème quand la voix vacille à cheval
http://www.canal-u.tv/video/universite_toulouse_ii_le_mirail/essayer_dire_performances_du_poeme_avec_gherasim_luca_serge_martin.18196
ESSAYER DIRE : PERFORMANCES DU POÈME AVEC GHÉRASIM LUCA / SERGE MARTIN
Essayer dire : performances du poème avec Ghérasim Luca / Serge Martin, in colloque international "Performances poétiques", organisé par l'équipe "Textes, Contextes, Frontières" du Centre Universitaire Jean-François Champollion, le laboratoire "Lettres, Langages et Arts : Création, Recherche, Émergence, en Arts, Textes, Images, Spectacles" (LLA-CRÉATIS) de l'Université Toulouse Jean Jaurès-campus Mirail. Albi, Centre Universitaire Champollion, 19-20 mars 2015. Thématique 3 : Études monographiques.
Ce colloque réunit des spécialistes de six pays différents, issus de disciplines diverses (littéraires, spécialistes des arts de la scène, sociologues, etc.), pour réfléchir sur les enjeux de la diffusion orale de textes poétiques et embrasser leur profération comme dispositif, dans toute sa complexité, depuis l'écriture littéraire jusqu'au mode d'intervention public, en s'attachant aussi bien au texte, à l'interprétation, à la scénographie, à la réception, aux praticiens, aux publics, aux cadres de diffusion, aux enjeux poétiques mais aussi sociaux, éducatifs, éthiques, politiques. Sont ainsi étudiées les multiples voies (et voix) qu'a prises la performance poétique ce dernier siècle dans l'espace francophone, depuis les références incontournables que sont Ghérasim Luca, Bernard Heidsieck (disparu le 22 novembre 2014) ou l'OuLiPo, jusqu'aux formes émergentes du slam contemporain, avec ses joutes ou ses scènes ouvertes, dans une approche globalisante qui aborde aussi les enjeux de la récitation scolaire ou la définition d'un code typographique pour incarner la voix dans l'écriture.
mardi 21 juillet 2015
Avec le poème, la vie toute en jeu, chaque fois
"Avec le poème, la vie toute en jeu, chaque fois", Triages n° 27, Tarabuste éditions, juin 2015, p. 146-150.
Entretien avec Serge Ritman dans La nouvelle Quinzaine littéraire
Entretien avec Gérard Noiret dans La Nouvelle Quinzaine littéraire n° 1132, 16 au 31 juillet 2015, p. 16.
dimanche 19 juillet 2015
Ghérasim Luca filmé par Raoul Sangla
Serge Martin, « Ghérasim Luca filmé par Raoul Sangla : la théâtralité du poème à la télévision ! » dans Brigitte Denker-Bercoff et alii (dir.), Poésie en scène, Paris, Orizons, « Université/Comparaisons », p. 67-80.
mardi 2 juin 2015
Recension de Jack Goody, Mythe, rite & oralité
Recension de Jack Goody, Mythe, rite & oralité (Trad. de l’anglais par Claire Maniez,
coord. et prés. Par Jean-Marie Privat, Nancy, Presses universitaires de nacy /
Editions universitaires de Lorraine, coll ; « Ethnocritiques »)
dans Europe n° 1034-1035,
juin-juillet 2015, p. 342-345.
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